Dhul Hijja 2027 : les 10 jours, leurs mérites, le jeûne et Arafat

Kone

Kone

Souleymane

17 min de lecture
Lanternes traditionnelles illustrant les dix premiers jours de Dhoul Hijja

À retenir :

  • Aucun jour de l'année ne surpasse ces 10 jours selon un hadith d'al-Bukhari.
  • Le jeûne d'Arafat efface les fautes de 2 années, la passée et la suivante.
  • Le pèlerin à Arafat ne jeûne pas ce jour-là, contrairement à ce qu'on croit.
  • Dhul Hijja 1448 débute le vendredi 7 mai 2027, avec Arafat le 15 et l'Aïd le 16 mai.

Les dix premiers jours de Dhul Hijja, du vendredi 7 au dimanche 16 mai 2027, sont ceux durant lesquels les bonnes œuvres sont les plus aimées d'Allah selon un hadith authentique, et ils se concluent par le jour de l'Aïd al-Adha et son sacrifice.

Beaucoup de musulmans connaissent le Ramadan et ignorent cette période, qui lui est pourtant comparable en valeur selon les textes. Elle se termine par l'Aïd, ce qui explique que les familles s'en préoccupent surtout au dernier moment, alors que l'essentiel se joue avant. Cet article donne les mérites avec leurs sources, le jeûne et ses règles, et un point sur le jour d'Arafat que la plupart des pages présentent à l'envers. Il réunit aussi le calendrier de Dhul Hijja 2027, les formules à prononcer et la règle des cheveux et des ongles pour qui sacrifie un mouton.

Dhul Hijja (ذو الحجة), aussi écrit dhoul hijja, dhou al-hijja ou dhul hijjah, signifie « celui du pèlerinage ». C'est le douzième et dernier mois du calendrier islamique, celui du Hajj, du jour d'Arafat et de l'Aïd al-Adha.

Quand commence Dhul Hijja en 2027 ?

Dhul Hijja 1448 doit commencer le vendredi 7 mai 2027 selon le calendrier Umm al-Qura, sous réserve de l'observation du croissant. Le jour d'Arafat tombe alors le samedi 15 mai, l'Aïd al-Adha le dimanche 16 mai, et les trois jours de tachriq courent du 17 au 19 mai.

Date en 2027Jour du moisCe qui s'y passe
Vendredi 7 mai1er Dhul HijjaDébut des dix jours et du takbir absolu
Du 7 au 15 maiJours 1 à 9Bonnes actions, invocations, charité
Samedi 15 mai9, jour d'ArafatStation des pèlerins, jeûne pour les autres
Dimanche 16 mai10, Aïd al-AdhaPrière de l'Aïd puis sacrifice
Du 17 au 19 mai11 à 13, tachriqSacrifice encore valable, jeûne interdit

Le calendrier Umm al-Qura d'Arabie saoudite repose sur des calculs astronomiques, alors que le début effectif du mois dépend de la vue du croissant au soir du 29 Dhoul Qi'da. Un décalage d'un jour reste possible, et il déplace alors toutes les dates du tableau. En France, la date retenue par les mosquées peut aussi différer d'un jour de celle de La Mecque.

Pour qui prévoit de faire son sacrifice de l'Aïd, ces dates permettent aussi de préparer le calendrier pratique : la commande se règle avant le 7 mai, puisque l'abstention des cheveux et des ongles commence avec le mois.

Quelle est la signification de Dhul Hijja ?

Le nom du mois de Dhul Hijja signifie « le mois du pèlerinage » : dhou veut dire en arabe « celui de », et hijja renvoie au Hajj, cinquième pilier de l'islam, dont les rites se déroulent du 8 au 13 de ce mois. Dernier mois du calendrier musulman, Dhul Hijja précède Mouharram, qui ouvre la nouvelle année hégirienne. Dans l'histoire islamique, c'est aussi le mois du pèlerinage d'adieu, accompli par le Prophète (sws) en l'an 10 de l'hégire.

L'importance spirituelle du mois vient d'abord du Coran. La sourate at-Tawba (verset 36) fixe à douze le nombre des mois auprès d'Allah, dont quatre sacrés, et demande aux croyants de ne pas se faire de tort durant ces mois. Les quatre mois sacrés en islam sont Dhoul Qi'da, Dhul Hijja, Mouharram et Rajab : trois se suivent, Rajab est isolé au milieu de l'année.

Quels sont les mérites des 10 jours ?

Le texte de référence est rapporté d'Ibn Abbas (ra) par al-Bukhari, et sa formulation est plus forte que ce que les reprises laissent entendre. Elle ne dit pas que ces jours sont bons, elle dit qu'aucun ne les dépasse.

Il n'est aucun jour où les bonnes œuvres sont plus aimées d'Allah que durant ces dix jours.

Ibn Abbas, rapporté par al-Bukhari

La suite du récit est rarement citée et elle mesure la portée de l'affirmation. Les compagnons demandèrent si même la lutte dans le sentier d'Allah n'était pas meilleure. La réponse fut que même celle-ci ne l'était pas, à l'exception de celui qui part avec sa vie et sa fortune et ne revient avec rien.

  • Toute œuvre compte : prière, jeûne, aumône, rappel, lecture du Coran, bon comportement.
  • Aucune obligation supplémentaire n'est créée par cette période.
  • La récompense porte sur le moment, pas sur la nature de l'acte accompli.
  • Un acte modeste accompli ces jours-là vaut plus que le même acte à un autre moment.

Pourquoi ces jours sont-ils sacrés ?

Dhul Hijja est l'un des quatre mois sacrés du calendrier islamique, ce que le Coran établit. Le verset 28 de la sourate al-Hajj évoque des jours connus durant lesquels le nom d'Allah est invoqué, et les commentateurs y voient une référence à cette période. Sa dixième journée porte le sacrifice, sa neuvième le rassemblement d'Arafat, et le pèlerinage s'y accomplit en entier. Cette concentration d'actes majeurs en une seule période n'a pas d'équivalent. Les autres versets de la sourate al-Hajj qui portent sur l'immolation sont réunis dans notre article sur le sacrifice dans le Coran et la sunna.

JourCe qui s'y déroulePour qui
1 à 8Jeûner est recommandé, rappel, aumôneTous
9, jour d'arafahStation à Arafat, jeûne recommandéPèlerins et non-pèlerins
10, aid al adhaPrière puis jour du sacrificeTous
11 à 13Jours de tachriq, sacrifice encore valableTous

Pour l'année 1448, l'Aïd al-Adha est attendu le dimanche 16 mai 2027, sous réserve de l'observation du croissant. La période devrait donc courir du 7 au 16 mai, avec Arafat le samedi 15.

Comment jeûner pendant Dhoul Hijja ?

Le jeûne est recommandé pendant les neuf premiers jours du mois, et cette limite importe : le dixième jour, celui de l'Aïd, jeûner est interdit, de même que pendant les trois jours de tachriq qui suivent.

Une confusion fréquente consiste à croire qu'aller jusqu'au dixième jour serait plus méritoire. C'est l'inverse : jeûner le jour de l'Aïd est une faute. La série s'arrête au neuvième jour, celui d'Arafat, qui en est le point culminant.

Rien n'oblige à suivre le jeûne de Dhul Hijja sur les neuf premiers jours. Un musulman peut n'en observer qu'un, deux, ou seulement celui d'Arafat, et il accomplit un acte recommandé. Les savants rappellent que la régularité modeste vaut mieux que l'effort excessif suivi d'abandon.

Que faire quand on ne peut pas jeûner

Maladie, grossesse, allaitement, travail physique, traitement médical : les empêchements sont nombreux et aucun ne prive des bienfaits de ces dix jours.

Le hadith d'Ibn Abbas (ra) parle des bonnes œuvres au sens large, pas du jeûne en particulier. Une aumône, une invocation, un service rendu ou la lecture du Coran entrent dans la même promesse. Les savants insistent sur ce point pour éviter que les personnes empêchées ne se croient exclues d'une période qui leur reste entièrement ouverte.

Quel est le jour d'Arafat ?

Le neuvième jour de Dhoul Hijja est celui où les pèlerins se rassemblent sur la plaine d'Arafat, à l'extérieur de La Mecque. C'est le pilier central du pèlerinage : celui qui manque cette station n'a pas accompli le Hajj.

Le jeûne du jour d'Arafat expie les péchés de l'année précédente et de l'année suivante.

Abu Qatada, rapporté par Muslim

Vient maintenant le point que la plupart des pages présentent à l'envers. Ce jeûne concerne ceux qui ne sont pas en pèlerinage. Le Prophète (sws), paix et salut sur lui, se trouvait à Arafat lors du pèlerinage d'adieu et il n'a pas jeûné ce jour-là, ce que rapportent al-Bukhari et Muslim d'après Maymouna (ra), qui lui fit parvenir du lait qu'il but devant les gens.

La raison tenue par les savants est pratique : la station d'Arafat demande une endurance physique considérable sous la chaleur, et le jeûne la compromettrait. Un pèlerin qui jeûne ce jour-là va donc contre la sunna, tandis que celui qui est resté chez lui est encouragé à le faire.

Les mérites du jeûne d'Arafat

Le jeûne du 9 Dhul Hijja est, pour qui reste chez soi, l'acte surérogatoire le plus récompensé du mois. Le récit d'Abou Qatada (ra) figure dans le Sahih de Muslim sous le n° 1162 : le Messager d'Allah (sws) y dit espérer d'Allah l'expiation de l'année qui précède et de celle qui suit.

  • Deux années pour ce jour, contre une seule pour Achoura, que le même texte mentionne juste après.
  • Le samedi 15 mai 2027, sous réserve du croissant, du fajr jusqu'au maghrib.

En France, la rupture se fait à l'heure du coucher du soleil de sa ville, qui varie de plusieurs dizaines de minutes entre Strasbourg et Brest, et non à l'heure de La Mecque.

Le lien avec Ibrahim

Ces jours ne prennent leur sens complet qu'en rapport avec l'épreuve d'Ibrahim, à qui il fut ordonné de sacrifier son fils avant qu'un bélier ne lui soit substitué. C'est cet événement que le jour du sacrifice commémore, et c'est lui qui relie le pèlerinage, le jeûne et l'immolation en un même ensemble.

La communauté musulmane revit chaque année cette séquence, des rituels du Hajj jusqu'à l'égorgement de la bête au dixième jour. Comprendre ce lien change le regard porté sur la période : ce ne sont pas dix journées de dévotion isolées, c'est une progression qui culmine dans un acte précis.

Quelles actions recommander durant ces jours ?

Le texte d'Ibn Abbas (ra) ne désigne aucun acte en particulier, ce qui ouvre le champ à toutes les œuvres. Les savants en recensent néanmoins plusieurs que la période met en avant. Rien ne limitant leur nombre, combiner plusieurs bonnes actions sur une même journée reste le moyen le plus simple de maximiser les récompenses. Ces pratiques spirituelles n'exigent ni lieu particulier ni dépense : l'adoration se vit également au travail, en famille, en voyage, dans la vie de tous les jours.

  • Le takbir : prononcé du premier jour au coucher du soleil du douzième ou du treizième, à voix audible pour les hommes.
  • La sadaqah : sans montant ni destinataire imposés, orphelin ou proche dans le besoin, comme le détaille notre article sur les bénéficiaires du don.
  • La lecture du Coran, une sourate ou un verset, et le rappel d'Allah, qui ne coûtent rien.
  • Le maintien des liens familiaux, que les textes classent parmi les œuvres majeures.

Une règle propre à ceux qui comptent sacrifier s'ajoute dès l'entrée dans le mois. Ils s'abstiennent de se couper les cheveux et de tailler leurs ongles jusqu'à l'égorgement, selon un hadith rapporté par Muslim. C'est une sunna que la majorité tient pour fortement recommandée, certains hanbalites pour une obligation, et un oubli n'invalide rien.

Cheveux et ongles : qui est concerné

La règle des cheveux et des ongles vise uniquement la personne qui offre le sacrifice d'un mouton ou d'une autre bête, homme ou femme, dès l'entrée du mois et jusqu'à l'égorgement de sa bête. Le texte de base vient d'Umm Salama (ra) : quand les dix jours commencent et que l'un de vous veut sacrifier, qu'il ne prenne rien de ses cheveux ni de ses ongles (Muslim n° 1977).

Parmi les savants contemporains, Cheikh Ibn Baz considère cette abstention comme une interdiction pour celui qui veut sacrifier, et Cheikh Ibn Uthaymin écrit qu'il ne lui est pas permis de prendre quoi que ce soit. Leurs fatwas précisent qui entre dans la règle.

  • La famille n'est pas concernée : selon Cheikh Ibn Uthaymin, l'épouse et les enfants inclus dans le sacrifice peuvent se couper cheveux et ongles, le Prophète (sws) ayant sacrifié pour les siens sans leur ordonner de s'abstenir.
  • Le mandataire n'est pas concerné : celui qui égorge pour autrui, sans que la bête lui appartienne, échappe à la règle selon une fatwa de Cheikh Ibn Baz.
  • Le mandant reste tenu : avec un sacrifice par procuration, l'abstention court jusqu'à l'égorgement réel de sa bête, selon Cheikh Ibn Uthaymin.
  • Une erreur n'annule rien : un oubli ne demande rien, un acte volontaire demande un repentir sans kaffara ni fidya (Ibn Baz), et le sacrifice reste valable (Ibn Uthaymin).

Comment se préparer pour l'Aïd al-Adha ?

La préparation matérielle se joue bien avant ces dix jours, et c'est le décalage que beaucoup de familles découvrent trop tard. Les créneaux d'abattoir se réservent plusieurs semaines à l'avance, et les prestataires qui sacrifient à l'étranger clôturent leurs commandes avant le début du mois.

Le déroulement de la journée elle-même, de la grande ablution au partage de la viande, est traité dans notre article sur ce qu'il faut faire pendant les quatre jours de la fête. Les contraintes françaises, abattoir agréé et sacrificateur habilité, sont détaillées dans celui sur ce que la loi autorise. La prière du matin elle-même, son horaire et sa forme, fait l'objet d'un guide sur le déroulement de la prière de l'Aïd.

Le takbir, du premier au treizième jour

Le takbir accompagne les treize premiers jours du mois et c'est l'acte le plus visible de cette séquence. Il se prononce dès l'entrée dans le mois et se poursuit jusqu'au coucher du soleil du treizième jour.

La formule. Allahu akbar, Allahu akbar, la ilaha illa Allah, wa Allahu akbar, Allahu akbar, wa lillahi al-hamd. Allah est le plus grand, il n'est de divinité qu'Allah, et à Allah la louange. Plusieurs variantes existent, toutes rapportées des compagnons, et aucune n'est imposée.

Deux formes coexistent que les savants distinguent. Le takbir absolu se dit à tout moment, dans la rue, chez soi, en voiture, sans rattachement à une prière. Le takbir restreint suit chaque prière obligatoire, à partir de l'aube du jour d'Arafat. Les hommes le prononcent à voix audible selon la tradition rapportée des compagnons, les femmes discrètement.

Cheikh Ibn Baz fixe les horaires de ces deux formes hors pèlerinage : le takbir absolu se dit du début de Dhul Hijja jusqu'à la fin des jours de tachriq, et le takbir lié aux prières suit chaque prière obligatoire, de celle de l'aube du jour d'Arafat jusqu'à celle de l'après-midi du 13. Les deux se cumulent donc pendant cinq jours, soit en 2027 du samedi 15 mai à l'aube jusqu'au 19 mai (Majmu' Fatawa Ibn Baz, tome 13). Celui qui accomplit le Hajj répète la talbiya jusqu'à la lapidation de Jamrat al-Aqaba, puis passe aux formules de glorification.

Sur la manière de le dire, Cheikh Ibn Baz juge la récitation en chœur d'une seule voix sans fondement et la classe parmi les innovations : chaque fidèle prononce la formule pour lui-même, à la mosquée comme à la maison (Nour 'ala ad-Darb, fatwa n° 15812). Il cite aussi une variante où Allahu akbar est dit trois fois au début, ainsi que des formules voisines comme Allahu akbar kabiran.

Quels hadiths parlent de ces jours ?

Trois textes structurent le sujet et il est utile de les distinguer, parce que plusieurs pages les fondent en un seul.

ContenuRapporteurRecueil
Aucun jour où les œuvres sont plus aiméesIbn Abbasal-Bukhari
Le jeûne d'Arafat expie deux annéesAbu QatadaMuslim
Le Prophète n'a pas jeûné à ArafatMaymounaal-Bukhari et Muslim
Abstention des cheveux et des onglesUmm SalamaMuslim

Un quatrième texte circule et demande prudence : celui qui attribue à chaque jour de cette période la valeur d'une année de jeûne, et à chaque nuit celle de la nuit du Destin. Sa chaîne est jugée faible par plusieurs spécialistes, et les savants prudents s'abstiennent de le citer alors qu'il figure sur de nombreuses pages francophones.

Une période accessible à ceux qui restent

Le pèlerinage concentre l'attention pendant ces jours, et beaucoup de musulmans qui ne partent pas vivent la période comme une frustration. Les textes ne vont pas dans ce sens.

Le mérite annoncé par le hadith d'Ibn Abbas (ra) ne vise pas seulement ceux qui partent, il vise tout le monde. Un croyant resté en France qui jeûne, donne et multiplie le rappel d'Allah accomplit exactement ce que le texte encourage. Le jeûne d'Arafat va même plus loin dans ce sens, puisqu'il est recommandé précisément à ceux qui ne sont pas sur place.

  • Aucun texte ne réserve le mérite de ces dix jours à ceux qui partent à La Mecque.
  • Le jeûne d'Arafat concerne ceux qui sont restés chez eux.
  • Le sacrifice s'accomplit partout, en abattoir ou par procuration.
  • Le takbir collectif se prononce aussi dans les mosquées de France, chaque fidèle le disant pour lui-même, pas seulement à La Mecque.

Questions fréquentes

Peut-on jeûner Arafat en rattrapant un jour de Ramadan ?

Les avis divergent sur le cumul des intentions. Plusieurs savants retiennent que le rattrapage obligatoire prime et qu'il faut commencer par lui, d'autres admettent que l'intention de rattrapage suffit et que la récompense du jour s'y ajoute. La question mérite d'être posée à un savant qui connaît la situation.

Le jeûne d'Arafat est-il obligatoire ?

Non, il est recommandé. Celui qui ne le fait pas ne commet aucune faute, et le hadith qui annonce l'effacement des fautes de deux années n'en fait pas une obligation. Les savants précisent par ailleurs que cet effacement porte sur les petits péchés.

Ces dix jours valent-ils mieux que les dix dernières nuits du Ramadan ?

Les savants distinguent : les jours de Dhoul Hijja seraient les meilleurs jours, et les dix dernières nuits du Ramadan les meilleures nuits, puisque celles-ci contiennent la nuit du Destin. Les deux périodes ne se comparent donc pas sur le même plan.

Que réciter le jour d'Arafat ?

Le 9 Dhul Hijja porte la meilleure des invocations selon at-Tirmidhi n° 3585, hadith jugé hasan par Al-Albani (Sahih al-Jami' n° 1102). La meilleure parole citée par ce texte est, en langue arabe : la ilaha illa Allah wahdahu la charika lah, lahu al-mulk wa lahu al-hamd, wa huwa 'ala kulli chay'in qadir. Elle se traduit : il n'est de divinité qu'Allah, Seul, sans associé, à Lui la royauté et la louange, et Il est capable de toute chose.

Pourquoi se repentir pendant Dhul Hijja ?

Le repentir trouve dans Dhul Hijja une période propice, car le pardon y est annoncé à grande échelle : il n'est pas de jour où Allah affranchit plus de serviteurs du Feu que le jour d'Arafat, selon Aïcha (ra), Muslim n° 1348. Le Coran appelle tous les croyants au repentir (sourate an-Nour, verset 31), et la recherche du pardon, qui permet de se rapprocher d'Allah, entre dans les actes visés par Ibn Abbas (ra).

Ce qu'il faut anticiper

Deux choses se préparent en amont et une seule se vit sur le moment. Le créneau d'abattoir ou la commande auprès d'un prestataire se règlent avant l'entrée dans le mois. La décision de s'abstenir de se couper les cheveux se prend le premier jour. Le reste, le jeûne, le takbir, la sadaqah, se vit au fil des journées sans rien à organiser, et c'est précisément ce qui rend cette période accessible à tous, y compris à ceux qui ne partent pas en pèlerinage.

Dhul Hijja 2027 : dates, mérites des 10 jours et jour d'Arafat